Eléments de tourisme virtuel 3d

March 3rd, 2010

La fabrication de scènes 3d permettant de se promener dans une ville virtuelle, ou de s’y déplacer en volant (au choix), montre déjà, alors que l’art n’en est qu’à ses débuts, de fortes disparités dans la qualité de l’effet produit.
Une scène 3d est constituée de deux éléments majeurs : les objets 3d ou maillage (constitués de polygones) et les matériaux et textures appliqués sur ces objets afin de leur faire restituer matières (lumière) et couleurs (images bitmap et matériaux procéduraux). Ces deux éléments participent du poids final de la 3d: poids des fichiers images de texture, et poids des fichiers de coordonnées 3d, dont découlent les contraintes majeures de la ville virtuelle 3d en ligne que sont le temps d’affichage, la qualité de l’image finale et la fluidité de l’interaction.
Le haut débit des connexions Internet actuelles permet l’envoi de données de plus en plus importantes et l’évolution des processeurs graphiques repousse également sans cesse les possibilités d’affichage.
[On ne parlera même pas des logiciels permettant de visualiser la 3d en ligne, il y en a beaucoup, trop; les formats ne sont pas établis et sont concurrents plutôt qu’émulateurs, il n’y a qu’à tous les installer pour comparer, voilà un problème résolu 🙂 ]
Les outils technologiques sont donc bien présents, et pourtant l’effet obtenu est généralement décevant.
Pourquoi, me direz-vous ?
Ce sont probablement les conséquences des impératifs de productivité et de rentabilité.
Recréer une partie de tissu urbain en 3d navigable sur le web est un travail de titan et les solutions automatisées n’arrivent pas encore à rivaliser avec un travail artisanal: l’acquisition de données 3d et leur traitement semblent satisfaisants mais les photos qui serviront de textures nécessitent un traitement plus poussé que celui visible chez les “grandes enseignes” des villes 3d.
Quelques liens vers des projets de villes en 3d :

La vision artistique du tourisme virtuel 2.0

October 22nd, 2009

Dans le premier opus de ce qui s’annonce être un long combat pour la vie (du moins pour la survie)  de l’artiste je disais que grâce aux monstres industriels de l’Internet “on fait tout plus vite et moins bien, c’est gratuit et de fait ces choses-là n’ont aucune valeur. C’est l’exact contraire de la vision d’un artiste.”
Cette sentence implacable n’est bien sûr pas tout à fait vraie mais elle attire l’attention sur l’efficacité des méthodes modernes d’appropriation des marchés. Sur Internet, la plupart des services sont gratuits pour peu que l’utilisateur travaille gratuitement à l’élaboration de contenus ou fournisse, la plupart du temps à son insu (qui donc lit vraiment les conditions générales d’utilisation et parmi ceux-là qui donc les respectent ou se sentent obligés ?), des données cruciales pour l’élaboration de produits auxquels il n’a pas accès et qui eux, se monnayent à un juste prix.
Bref, la situation est complexe et permettez-moi de n’y rien comprendre…

Revenons à la situation du tourisme virtuel en 3d et à la comparaison des productions industrielles et artisanales.
La production de cartes 3d industrielles fait appel à des outils fort coûteux et très polluants. Pour reproduire une réalité physique en 3d il faut d’une part modéliser la géométrie des lieux et places et habiller celle-ci par des textures photos.
L’industrie utilise des moyens perfectionnés pour reproduire bâtiments et paysages: images  satellites et images d’avions servent à la modélisation automatique des bâtiments, les textures photos capturées via une voiture itinérante servent au placage de textures.
L’artiste quant à lui crée manuellement les géométries des bâtiments et organise ses prises de vues afin de prendre en compte la lumière et l’ombrage de ces mêmes bâtiments. Il retouche manuellement les photos afin d’obtenir une homogénéité  des textures ce qui permet de montrer chaque façade sous son jour le meilleur.
Inutile de dire que face à une industrie rapide et automatisée, l’artiste est lent et soigneux.

L’industrie se trouve cependant confrontée à quelques problèmes lorsque certaines voies (en général des voies piétonnes, qui se comptent en nombre dans les villes d’Europe) sont inaccessibles aux voitures. Voilà que la solution miracle montre son talon d’Achille… (à suivre)

L’immobilier et le tourisme virtuel

October 16th, 2009

Le secteur immobilier est un partenaire gagnant du tourisme en 3d lorsque les bâtiments sont scrupuleusement représentés et figurés avec soin.
Quel agent immobilier ou acheteur potentiel peut dire qu’il n’est jamais allé consulté le cadastre, une photo aérienne ou encore une carte en trois dimensions des lieux sujets de son intérêt ? Bien peu.
Visualiser une situation, une orientation, le voisinage bâti ou à bâtir,  ou plus généralement l’environnement d’un lieu particulier est l’un des avantage du tourisme virtuel : que l’on soit touriste ou pas, l’anticipation et la reconnaissance des lieux est un élément décisionnel crucial. L’intérêt d’une visite touristique virtuelle réside dans la potentialité de se projeter dans un lieu ou l’on n’est pas, le plus simplement et le plus facilement du monde.
C’est pourquoi le secteur immobilier mais aussi hôtelier font partie de ceux qui peuvent retirer un bénéfice très avantageux de la création 3D en ligne.

Commerce et tourisme virtuel en 3d

October 12th, 2009

Le commerce de proximité est l’un des bénéficiaires directs du tourisme virtuel en 3d.
Lors de la préparation d’un voyage, la visite virtuelle peut s’avérer utile pour le repérage de boutiques que l’on visitera en réel une fois sur place.
Le commerce de centre-ville a la particularité d’être proche des lieux historiques et le shopping est une étape naturelle lors des visites touristiques.
Les devantures créées de façon soignée et reproduites pareillement attirent l’ oeil et la curiosité et incitent à l’achat.
Le tourisme virtuel n’oublie aucun aspect de la vie réelle dont il s’inspire, il est utile à tous, utilisateurs et annonceurs, acheteurs et vendeurs et permet de réduire le bilan carbone des visites touristiques par l’anticipation des parcours.

Tourisme virtuel et patrimoine archéologique et architectural

October 10th, 2009

En 2002, Lornet-Design alors fraîchement diplômé en archéologie faisait une tentative de restitution de la crypte de la cathédrale Saint Etienne d’Auxerre sous l’égide du directeur du Centre d’Etudes Médiévales d’Auxerre alors également directeur de l’UMR 5594.
Cette restitution fît l’objet d’une présentation lors d’un colloque sur le virtuel et le patrimoine à l’ENSAM de Cluny et d’une publication sur le site internet de feu l’association Taranisprod. Ce site toujours maintenu en ligne vous permet de visiter deux états de cette crypte : l’un brut de construction avec pierres apparentes et voûtes brutes de décoffrage, l’autre une fois les finitions terminées.
Le tourisme virtuel permet de découvrir cette partie du monument historique sans avoir à vous déplacer, mais vous invite à y faire un tour pour admirer de visu les splendides fresques du XIIème siècles et l’architecture romane bourguignonne.
Visite virtuelle d’un monument historique.

Il vous faudra installer un plugin de visualiation du VRML/X3D afin de vous promener dans ce bâtiment.